10.08.2009
Orphelinat de BULAYA (République Démocratique du Congo)
Rémy Hirshy et Suzi Tommasi font partie d'une association humanitaire médicale : l'AMALF. Pour cette dernière ils se rendent chaque année depuis 2002 dans la ville de Lubumbashi en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre). En 2007, on leur avait parlé d'orphelins démunis et en désarroi, l'ONG responsable de leur entretien étant en grande difficulté financière. En 2008, Rémy entre en contact avec le nouveau directeur de cette ONG et son épouse, qui se trouvent être des amis de longue date de la famille Hirshy. Ils se sont rendus ensemble à Bulaya (40 km au Nord de Lubumbashi) afin de voir ces enfants et leur environnement, et d'évaluer leurs besoins. Leur situation était vraiment désastreuse. Les enfant mourraient littéralement de faim. Les garçons, âgés de 4 à 20 ans, étaient entourés de 3 adultes terriblement démunis. Les bâtiments étaient vétustes, sans vitres aux fenêtres, sans mobilier commun. Un lit pour chacun des garçons, mais des moustiquaires pour seulement la moitié d'entre eux. Il y avait un petit dispensaire avec une infirmière sans moyens, Sophie Tunabo, qui tentait de soigner non seulement les enfant, mais également des habitants du village voisin. Les orphelins fréquentaient l'école construite précédemment par l'ONG responsable de leur entretien et fréquentée également par les 600 enfants des environs. Toutefois, il est a relever que, malgré le manque cruel de moyens, l'orphelinat était très propre et bien rangé.
Les enfants avaient très peu à manger : un seul repas par jour, composé de farines de soja et manioc mélangées et cuites ensemble, et quelques légumes de leur propre culture. Par chance, l'orphelinat est situé sur une propriété de 90 hectares, et les 3 adultes les encadrant sont agronomes. Ainsi, ils peuvent manger une partie de leurs cultures et vendre l'autre en ville, le bénéfice servant à acheter les farines cités plus haut. Mais ce régime est malheureusement sans protéines.
Devant l'urgence de la situation, Rémy et Suzi ont avancé personnellement la somme de USD 1'200.- nécessaire à l'achat d'une alimentation minimale correcte, protéinée, pour les 40 enfants : soit USD 1.- par enfant et par jour. Dès leur retour, le Comité de l'ASSEDA a été informé et a immédiatement donné son accord pour prendre en charge le financement de la nourriture. Une donatrice extérieure à l'ASSEDA a donné USD 300.- pour l'achat uniquement du poisson séché (protéines supplémentaires !), et lors de l'Assemblée Générale un membre présent a immédiatement et spontanément offert de financer l'achat de moustiquaires !
Une solution est également à l'étude pour financer, par ASSEDA, mais également et surtout par des fonds externes, la construction et la mise en route d'un poulailler (pour les oeufs et la viande), et, à plus long terme, d'une pisciculture, ce qui éviterait de parcourir 40 km jusqu'à Lubumbashi pour acheter le poisson séché. Il est à souligner que les briques servant àla construction du poulailler sont intégralement fabriquées sur places par les enfants eux-mêmes ! Chaque enfant aura la tâche de s'occuper de sa poule, de la nourrir et de la soigner ....
Rémy et Suzi se rendant chaque année sur place, et les rapports d'activité et financiers reçus à ce jour étant particulièrement clairs et bien présentés, nous supporteons ce projet en toute confiance, et ne manquerons pas de tenir les membre informés des prochains progrès.
Nous vous attendons nombreux samedi 15 août 2009, dès 17 heures à "JAZZ SUR LA PLAGE", où l'ASSEDA tiendra un stand de cuisine sénégalaise. (à Hermance)
A très bientôt.
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